Quelles solutions innovantes des états africains contre les effets socioéconomiques du Covid-19 ?

Article : Quelles solutions innovantes des états africains contre les effets socioéconomiques du Covid-19 ?
Crédit: AMISOM via Iwaria
21 septembre 2021

Quelles solutions innovantes des états africains contre les effets socioéconomiques du Covid-19 ?

Pendant que l’univers suivait son cours normal. Hommes, femmes, enfants, tous plongés dans leur quotidien habituel. Un monde plein de rêve et d’avenir se lisait au visage de chaque habitant de la terre. Dans cet élan, surgit subitement un ennemi fort et invisible : la COVID-19.

Nous sommes le 17 novembre 2019, lorsqu’est découvert le premier cas de la Covid-19 en Chine. À une vitesse de propagation extrême, la maladie acquiert le statut d’une pandémie. Les frontières, les commerces et les industries sont fermés. Pendant ce temps, les morts se comptent par milliers au sein des hôpitaux. Le monde est à l’arrêt et l’une des plus grandes conséquences sera la régression de l’économique à l’échelle mondiale. Le continent africain quant à lui semble être moins touché par la pandémie au regard du nombre de cas et de décès. Par contre, son économie subit lui aussi les effets de la crise sanitaire. Ainsi, trouver une riposte d’urgence à cette crise s’impose.

La solution d’une économie digitale par les Etats africains pour une riposte à la Covid-19

Pendant la période du confinement, une majeure partie des activités économiques du continent ont été interrompues. Par conséquent l’adoption d’une économie numérique par les Etats africains devrait leur être bénéfique dans de pareilles circonstances. Pour se faire cela s’agira de favoriser et faire la promotion de la création d’entreprises 100 % numérique. Tel que les E-commerce (exemple Jumia), les administrateurs de systèmes et réseaux, Data scientists, la télécommunication, etc. Ou l’adaptation des biens de production déjà existants à l’utilisation du digital. En effet, il est important pour le continent africain de tirer profit des opportunités qu’offre le numérique. Opter pour une économie avec des investissements dans les technologies de l’information permettra d’ouvrir l’économie africaine au monde. Aussi, elle constitue une économie capable de résister face à une nouvelle pandémie, de créer de nouveaux emplois et de réduire le coût des investissements.

Le secteur privé, une riposte à la Covid-19 en Afrique

L’autre solution serait de prendre en compte la redynamisation du secteur privé formel. Notamment les Petites et Moyennes entreprises (PME) qui singulièrement pour le cas de la Cote d’ivoire représentent 98 % des entreprises recensés au sein du tissu économique formel. Il faudra une politique efficace qui prendra en compte les défis majeurs de ce secteur. Cela se traduira par la transparence dans les appels d’offre des partenariats privé-public, un accès adapté aux mécanismes de financement, adopter des principes de priorité pour accroître la productivité des PME. À travers les méthodes d’évaluation du risque de crédit auxquelles les institutions financières font appel, il est possible d’améliorer l’accès au financement. Mettre en place un cadre juridique du domaine des affaires plus souples, pour accorder des prêts aux PME sans perturbation de leur stabilité financière.

Jeuneafrique/com

Un secteur informel à fort potentiel exploitable

Ensuite, les Etats africains devraient penser à un encadrement du secteur informel. En d’autres termes sa structuration pour la constitution d’un tissu d’entreprises compétitives et indispensables à la croissance économique. Ce secteur constitue entre 30 et 40 % du Produit intérieur brut (PIB) en Côte d’Ivoire et d’environ 38 % en Afrique subsaharienne, selon le rapport du Fonds monétaire international (FMI) de 2018. Mais il représente de petites unités de production qui se voient difficilement octroyer des prêts d’investissement auprès des institutions bancaires.

Enfin prendre en compte le facteur capital humain. La population africaine, et plus particulièrement ivoirienne est jeune. Elle constitue une main d’œuvre potentielle pour le développement socio-économique du continent. Lui fournir, les outils, la connaissance et les prédispositions nécessaires à travers des programmes de formation et de renforcement de capacités, permettrait son insertion dans les domaines d’activité à forte croissance. Ainsi permettre une diversification de l’économie centrée sur l’agriculture pour ce qui est du cas de la Côte d’Ivoire.

SERI GUY CLAVER

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